[Les Ithryn Luin]

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 Rp c'est parti !

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Djaya
Sale bête
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Mer 19 Sep - 12:01

C'est ça marre-toi.

Y'a comme une faille dans ta logique, Toto.
C'est que tu nous prends un peu pour des débiles...
T'as des bleux, des plaies, tout ça.
Rien d'irrémédiable.
Et tu t'amènes la bouche en coeur en disant que t'es des nôtres.
Déjà "des nôtres" ça veut rien dire.
En plus, qu'est-ce qui nous dit que c'est pas justement ça, l'idée.
"je suis comme vous, on peut tout se dire".
Moi j'ai rien à cacher, mais c'est peut-être pas le cas de tout le monde.

Tu parles trop bien pour un qui sort des vapes.
C'est trop contruit ton raisonnement.

Désolée, Toto, mais moi je ne te crois pas.

La donzelle qui vient de se prendre le mur, un coup d'oeil, à peine.
Par contre toi je ne te lâche pas, Matraque Molle.
Les yeux vrillés sur ta face ravagée.
Je veux voir tes yeux, ta réaction.
Est-ce que ça va dire "touché juste", ou est-ce que ça va dire "mais non, j'étais sincère".
Pas un instant je n'arrête de te fixer.
Intensément, je te fixe.

Parce que si c'est vrai, tes salades, ça veut dire qu'il y a un garde en moins.
Et un allié en plus.
Un allié qui en sait long sur ce qu'il y a derrière ces grilles.

Putain d'espoir...
Il a la peau dure, ce saligaud.
D'abord Mister Taule, maintenant Matraque Molle.
Je me croyais plus réaliste, quand même...
Mais c'est bon d'y croire, encore un peu.
Même si c'est une illusion.

Putain de merde, ne me déçois pas, Matraque Molle.
Si t'as menti, je te grillerai moi-même.
Lentement.
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Weyden
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Mer 19 Sep - 13:47

Toc toc toc.....


Nan.

Toc toc toc ! ( un peu plus prononcé )

Nan nan nan !

Toc toc toc !!! ( on peut presque parler de coups )

Allez au diable...

Toc toc !! ( de vrais martèlement, cette fois. )

VOS GUEULES !

Tip-tip-top-tip-tip-biiiiiiiiiiiip

Un fois le code active, la porte s’ouvre d’elle-même vers l’intérieur. Une grosse porte blindée en acier trempé, lourde et très épaisse.

La voix faussement enjouée de Miss Laverrue, comme je me plaît à l'appeler. Son vrai nom, c'est Christina, qu'elle m'a dit. Mais je préfère l'appeler Laverrue, parce qu'elle a une grosse verrue derirère l'oreille, la droite. Guère flatteur, mais au moins, significatif. Tandis que Christina...Christina, ça veut pas dire blonde avec des fausses boucles. Ca veut pas dire nom plus " replète au niveau des hanches " et encore moins " celle qui apporte le repas ". Son père et sa mère auraient pu l'appeler " la blonde qui plus tard se frisera les cheveux. " Ou " celle qui aura un goût marqué pour les Toblerone au miel " ou encore " Cuisiniette ". Nan, Christina, ça veut dire que ces parents se foutaient que tout le monde l'appelle d'un p'tit nom impersonnel et qui n'est pas unique. Enfin bon, quand je parle de l'appeler, c'est dans ma tête, hein. Je parle jamais aux gens de l'Institution. Ce serait comme me cracher moi même à la gueule. Ah si, je leur parle, des fois. Plutôt je crie. Mais ça vous le verrez plus tard.

- Bonjour Weyden ! Je t'apporte ton repas, regarde ! Mais pourquoi t’as pas allumé ta lumière ? Il fait tout sombre, dans cette chambre !

Si ça l'amuse d'appeler "chambre" ce que tout le monde nomme " cellule"... Je n'accorde pas un regard à l'infirmière, ni au plateau garni d’une gelée informe et de deux gélules nutritives déposé à côté de moi. Je le dévorerai c'est sûr, mais une fois qu'elle sera partie. Je reste pelotonnée dans mon coin, sur mon matelas à la couverture tachée, les genoux repliés, les bras qui les entourent et le dos calé contre le mur inconfortable. Six mois que je dépéris dans cet hôpital psychiatrique, cette maison de fous. Six mois que je me lasse de toute vie, de tout espoir. Si moi que je deviens de plus en plus pâle, presque surnaturelle, avec ces cheveux filasses ternes et sans couleur...On dirait presque une morte. Et c'est ce que je suis à l'intérieur. Ravagée. Laminée. Vide, et le peu de chose qu'il reste est détruit à jamais.

Laverrue est sur le point de partir. Comme tous les matins, je relève le visage à ce moment précis, avec un petit quelque chose du chien avide dans le regard. Un frisson me court dans le dos...La porte est sur le point de se refermer sur Laverrue et ses mots dégoulinants d'une fausse cordialité...

Je me relève d'un bond et me précipite contre la porte. Les mots que je me tue à hurler tous les jours sortent d'eux-même. La bouche collée contre les interstices de la petite grille par laquelle les psychiatres me parlent, je m'égosille.

- Attendez...Attendez ! Vous devez m'écouter ! Je ne suis pas folle ! Je vous le promet ! ESt-ce que j'ai l'air d'une...Oh et puis s'il vous plaît ! Restez ! Je sais que vous m'entendez ! Je ne suis pas folle !! Je ne suis pas folle ! JE NE SUIS PAS FOLLE !!!

Aucune réponse, évidemment. Je m'affaisse contre la porte, le corps parcouru de sanglots incontrôlés. Je me laisse tomber par terre. Encore raté. Je veux pas bouger. A mon premier jour ici, j’avais tout de suite penser à une tentative d’évasion. C’était évidemment alors que j’ignorai encore qu’il y avait des caméras de surveillance, des détecteurs infrarouges et des micros pas plus gros qu’une tête d’épingle logés dans les murs, dans laa grille d’aération qui donne sur l’extérieur, partout. Je veux crever ici. Même les pas qui résonnent de plus en plus fort dans le couloir ne m'alertent pas. Ce n'est que lorsque la pâle lumière bleue qui rentre par la grille métallique fixée sur ma porte disparaît, occultée par la personne qui se tient derrière le battant, que je recule, rampant sur le dos avec mes coudes comme un misérable ver de terre, livide, terrorisée.

Le docteur, un grand échalas en blouse blanche impeccablement coiffé et à la barbe taillée soigneusement, rentre dans la pièce, une seringue à la main, suivie par deux infirmières. J'ai peur de lui, de cette seringue...Non...Pitié, non...Pas ça, ça brûle...Mes sanglots ne l'émeuvent pas le moins du monde. Je ferme les yeux à en avoir mal aux paupières. Je l’entend fixer la seringue sur le pistolet à injection que tient une infirmière sur un plateau. J’entends le coup de feu. Je sens l'intrusion familière de la pointe de la seringue au creux de mon bras droit. Ca ne fait pas mal, ça ne fait jamais mal. La douleur viendra après, je ne le sais que trop. J'étouffe un cri quand le liquide se propage dans mes veines, un embrasement intolérable. Du feu liquide qui me crame de l'intérieur. Mal...Sourd à mes plaintes, il tire une deuxième dose. Cette fois, je hurle. Là douleur va crescendo. Elle ne me quitte que lorsqu'un voile noir, celui de l'inconscience, descend devant mes yeux. Je m'évanouis, mon pied heurte le plateau-repas qui se renverse et son contenu s’éparpille sur le sol froid. Pas de nourriture aujourd'hui.

_________________

Six mois plus tard...

Toc toc toc.....


Nan.

Toc toc toc !

Nan nan nan !

Toc toc toc !!!

Allez au diable...

Toc toc !!

-VOS GUEULES !


Un coup sourd dans le bide en guise de réponse. Charmant. Je les ai crié, les trois derniers mots. Je croyais pourtant ne plus savoir dire autre chose que « je ne suis pas folle ». Et je me suis encore cru à L’institution, dans ma chambre froide bourrée de capteurs et babioles avec des yeux, à peine plus gros qu’une tête d’épingle, avec Laverrue qui frappe à ma porte. Je m’aperçois qu’en fait, les coups secs proviennent d’un homme à côté de moi qui tape impatiemment de pied par terre.. J’ouvre les yeux. L’image du visage d’un homme aux traits rudes, très floue, se dessine vaguement devant moi. Je cligne des yeux. Les contours se précisent, et c’est la tête d’un des mecs que je déteste qui entre dans mon champ de vision.

Pelotonnée. Encore une fois.
Je connais plus que bien cette position. Mais cette fois-ci, je dévore du regard le terminal de l'avion, détaille tous les passagers. Une lueur d'espoir qui ne parvient pas à s'éteindre s'est allumée en moi depuis que l'avion s'est écrasé. Où que nous allions, ça ne pourra pas être pire que l'Institution.

On m'agrippe par l'épaule, me lève rudement. C'est fou, je parviens à esquisser un sourire devant la mine impassible de mon gardien à la poigne de fer. On me conduis vers la sortie.

Qu'ils me fassent ce qu'ils voudront. Au moins je verrai la lumière du soleil. Et puis j'ai la conscience tranquille. Je ne suis pas folle. Je le sais.


Dernière édition par le Ven 21 Sep - 18:56, édité 1 fois
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Adramelech
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Mer 19 Sep - 20:14

Je sombre à nouveau.

Ou du moins mon corps demande son repos. Ultime effort pour repousser l’effet des drogues.

Je résiste. Ces mots. Ses mots.

Si forts, si puissants, si légitimes.

Mais je n’ai plus la force de la convaincre. De les convaincre.

Mon corps redevient peu à peu malléable, réceptif.

Mon cœur sombre, se jette à genoux, j’ai faillit.


*Comme d’habitude ?*

Non ! Du passé !

Mais à nouveau je perds.

La partie la plus prometteuse. Je la perds. J’aimerai supplier la brute de me détruire, me libérer, mais d’un autre côté, j’aime à croire que je suis sur le point de recevoir le châtiment de mes coups et de ma défaite.


*De tes défaites ?*

Oui...C’est désespérément vrai.

Et l’ombre se rue sur moi. Mes pensées m’échappent. De toute mes forces, j’essaie de refaire surface, leur demander mon châtiment, leur souhaiter réussite.

Mais il est trop tard.

Noir.

Mon esprit est enfermé dans une boite capitonnée.

Et noire.
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Flamina
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Jeu 20 Sep - 16:11

Ils m'ont oubliée ou quoi? Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là mais je suis sure que ça fait plus d'une journée je suis morte de faim et j'ai une soif terrible.

je ne peux pas me laisser mourir comme ça c'est trop horrible.

Je tape à la porte mais ça ne résonne même pas. a part me casser un ongle j'ai rien à y gagner.

- J'ai pas le droit de manger?

Tu peux crier ma fille, tu es toute seule dans ce raffiot pourri.

La porte s'ouvre, je n'ai rien entendu venir.

Houla ils sont venus à quatre, ils prennent plus de risque. Je rigolerais bien si ce n'était le tragique de la situation. Avec mes cinquante et un kilos je vais pas les assomer, et encore je dois être en dessous des cinquante maintenant.

J'ai droit à un repas, c'est la fête. Ils me détaillent mais j'ai trop faim je n'essaie même pas de me cacher, enfin si un peu quand même.

- On va te transférer avec les autres détenus, on a besoin de cette cellule, tu as de la chance.

Quelle chance, je dois les remercier ces idiots?

- Vous n'allez pas me laisser nue au milieu des autres tout de même.

Un garde me jète des collants au visage, je les enfile aussitôt.

- Viens, suis nous, on a assez perdu de temps à te regarder manger.
- Vous me donnez rien pour me couvrir les épaules? Il fait froid ici, je ne peux pas rester à moitié nue.
- Tu vas arrêter de discuter, tu n'as encore rien compris, nous sommes les maîtres, toi, tu la fermes.

Celui qui vient de parler me prends par les cheveux et me jète contre la paroi, heureusement qu'elle est recouverte dune matière moelleuse pour étouffer les bruits, mais ça fait mal.
Il me prends à nouveau les cheveux et me tire hors de la cellule, me traîne dans des couloirs interminables. J'ai beau hurler il ne lâche pas mes cheveux et me cogne contre les parois de temps en temps. Je prends au passage quelques coups de pieds des autres gardes qui me disent de la fermer.

Une porte s'ouvre et je suis projetée à l'intérieur d'une grande cellule au milieu de plein de gens. Je suis encore assomée par cette conduite brutale.
A genoux, repliée sur moi même, à moitié nue je ne peux pas me redresser. Les gardes attendent un moment, je ne sais pas ce qu'ils font.
Enfin ils se décident à partir.
Je sens les regards posés sur moi, est-ce que quelqu'un va me donner un vêtement?
Ils s'amusent de me voir ainsi humiliée?
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Speaker Trapp
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 23 Sep - 16:46

Ok, ton baratin prend l’eau et je vais te faire rôtir les neurones en passant ton cuir chevelu sous la douche à micro ondes. Sorti de la, tu risques de bégayer et de voir double, peut-être même que tu verras plus rien du tout. A moins que tu n’arrives plus à bouger les jambes, et si je me trompe, ce sera peut-être ta virilité au grand complet qui sera touchée.

Djaya. C’est quelle partie de la cervelle, les centres moteurs ?
J’ai un trou de mémoire, j’y vais à tâtons ?

Une légère rotation sur la droite et tu peux dire adieu à tes chances de voir naître un de tes rejetons.
J’hésite, la droite ou la gauche…

Jeu de hasard…
Pile ou face.
Djaya ?

Faudrait peut-être éviter de lui carboniser la langue.

Et si je prends ton bras et que je l’enfonce dans la grille, y se passe quoi ?
Gaucher ou droitier ?
Main droite ou main gauche ?

Au moment précis où j’agrippe son bras pour le foutre au travers du grille pain, je ressens un truc bizarre.
Comme un flash pendant lequel tout se passe trop lentement.
L’ombre de cet instant, le temps passe en vitesse réduite. Toute la scène est comme un film passé au ralenti.

Je regarde la figure du garde, et je peux distinguer une perle de sueur sur son front, couler lentement, parcourir son arcade sourcilière tuméfiée, trop lentement… elle aurait déjà du mouiller sa joue et dégringoler sur le sol.
Du coin de l’œil, je vois la bouche de Djaya se déformer sans qu’un son en sorte, une grimace qui lui déforme les traits, ridicule image disgracieuse.

Ensuite…
Je ne me souviens plus de rien.
Le trou noir.

J’ai du mal à bouger, mes membres sont endoloris.
Je regarde autour de moi et je réalise que je suis allongé sur le garde…

Puuuutain !
En plein milieu de la grille !

Je panique et gesticule maladroitement, brusquement, et je rampe lamentablement sur l’arrière train jusqu’au fond de la cellule. La, je m’adosse contre la paroi froide et je me palpe. Bras, jambes, visage… rien. Pas de douleur, je suis en vie.
Encore un moment de panique et je me renifle les fringues, les bras, les mains plaquées sur le visage… rien, pas la moindre odeur de cramé.

La tête me tourne, je sombre peu à peu…

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Danahel
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 23 Sep - 17:04

Une onde froide me traverse. Soudain, c’est comme si j’observais le monde de l’intérieur, comme si il n’existait plus vraiment…. Le tout dans le rien ?
Quelque chose ne tourne pas rond, et à en voir la tête des autres prisonniers, tout le monde ressent la même chose.
Un peu comme si la faucheuse posait sa main sur votre épaule, se penchait à votre oreille, et murmurait : « Coucou, vous m’attendiez pas à votre sauterie, hein ? »
Même le bodybuildé qui fracassait le garde s’est arrêté. Tout le monde se regarde, inquiet de la suite des événements. Est-ce qu’on vient de tous mourir et qu’on ne s’en est pas rendu compte ? Non, nous ne sommes pas mort, on a encore la possibilité de bouger…
Puis, l’onde se fait plus violente, et je sombre…



A mon réveil, tout le monde est affalé par terre. Suis-je le premier réveillé ? Non, bodybuildé est debout, lui aussi. Pas l’air en forme. Comme moi, sûrement. Je m’avance lentement vers la porte de la cellule. Les autres sont peut être morts, il faut demander de l’aide, même aux pires crapules de la galaxies. Je tambourine à la porte :
« Heho, y’a un problème, au secours !!! Quelqu’un m’entend ? Vous avez le devoir de gardez vos prisonniers vivant, vous devez…. » Je recule.
La porte s’est ouverte d’un millimètre à mon contact. Je l’attrape à deux mains et la tire de toutes les forces. Elle s’ouvre de quelques centimètres et ne bouge plus.
Je me retourne vers le bodybuildé, qui a l’air à l’ouest, et lui hurle de venir m’aider. La porte est ouverte, putain ! Qu’est ce qui se passe ici ??!
Je passe par dessus les autres prisonniers et les secouent tous, espérant les tirer des bras de morphée.
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Djaya
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 23 Sep - 23:06

Choc.
Au fond des cellules, un choc, infime.
Mais une cellule c'est infime, déjà.
C'est comme une scie à métaux qui mord un truc qui ne se laisse pas faire.
Genre un tibia.
Horrible.
Les deux mains sur les oreilles, j'en oublie ma rage contre Matraque Molle, contre le monde entier. Roulée en boule dans un coin, je hurle.
Un temps, ou tout s'efface.
Et puis le son ignoble a disparu.
Ils sont tous étourdis, tombés, n'importe où et...
Putain de merde !!!!
Speaker et le garde ! Carrément dans la trancheuse !
Je saute sur mes pieds, je cours, au moment où je vois Speaker ramper en arrière.
Vivant.
Impossible.
J'en suis à un doigt de retomber sur les genoux.
Je retombe.

Un type hurle, je le reconnais, il pleurait comme un veau tout à l'heure. Il a la main sur la porte entrouverte, et un air tellement abasourdi que c'en est comique.
La porte cède à sa poussée.
Le garde gît en travers de la grille, les rayons tombent en plein dans son dos.
Qui se soulève.
Je tends la main.
Le rayon, au creux de la paume.
Même pas chaud, ou à peine...
Chute du niveau énergétique global.
Les serrures sont magnétiques...

Vite.
C'est peut-être seulement temporaire.
Je passe la grille, les cheveux hérissés dans la nuque, à rien de me pisser dessus, pavlovien, le réflexe. J'attrappe le col de MAtraque Molle, si ça revient alors qu'il est couché là, il est cuit, dans tous les sens du terme.
Putaiiiiiin !
Trop lourd.

Speaker !!!!
J'y arrive pas !
Viens m'aider !!!!


Je m'acharne, il bouge, un peu.

Putain, vous attendez quoi pour sortir, bande de mollusques !!!!
Grouillez !!!!


Bordel, Speaker, tu te magnes, oui ?
Y'a des vibrations malsaines partout, des bouffées d'énergie, je les sens, faut pas traîner, y'a un sérieux problème, ici, on ne sait pas combien de temps ça va rester comme ça...
Alors magne-toi...
Magnez-vous.
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Adramelech
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 23 Sep - 23:35

Je dois être mort.

Ouai ça doit être ça.

Enfin.
Liberté me voici.

Pourtant, je n’imaginais pas ça comme ça. Je me sens lourd, comme drogué, pourtant, on ne m’a pas refilé une dose avant. La brute a dû passer sa main là où il fallait pas.

Là où il fallait, oui.

Pourtant, là où je suis, même pas aussi bien que je l’aurais espéré, un truc me tire.

On peut pas être en paix. Même mort, faut qu’on vienne nous faire chier.

Et d’un coup, comme un décharge, je suis conscient.

J’ouvre les yeux, lucide, et examine rapidement la situation.

Non, pas mort. Certainement pas. La plupart des prisonniers sont à terre, certains, déboussolés, arrivent à se tenir debout, et quelque chose cloche.

Sombre, trop sombre. Même pour une prison. La porte est ouverte, les grilles inactives. Heureusement, vu ma position...

Et la rouquine qui me tire par le col.

Enfin essaye.

Je l’aide et me relève, avant d’être pris d’un vertige, dernier legs de la dose exagérée de drogue reçue par mon organisme, et de m’écrouler en dehors de la prison.

Dehors, dedans, qu’importe. Ma prison est tout autre.

J’arrive à me relever, et, m’appuyant contre le mur, je regarde la rouquine, et m’adresse à elle, à la brute, et à tout autre prisonnier qui voudrait m’éventrer...


-Maintenant, on fait quoi ? Vous voulez encore un peu plus de sang ? Alors faites. Sinon, je peux vous aider, mais débattez pas de ça pendant des années, parce que si le générateur de secours n’a pas pris le relais, c’est que quelque chose cloche méchamment.

Pour illustrer mes propos, je ramasse une lame de métal à mes pieds, et la balance à la rouquine. Advienne que pourra, je suis preneur.
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Shery
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Mar 25 Sep - 10:59

Ma teeeeeete !

Connerie de vaisseau qui ne sait pas rester en ligne droite ! Ok pour Xeron mais qu’on y arrive en un morceau, merde !
Les lumières !

Allumez les lumières y’est pas encore 22h !!!!


Hmmmm d’habitude ils réagissent fermement a ne serais-ce qu’une once de bruit et la, que dalle

Clash zzzzzzip zzzzzzip zzzzzip zzzzip

Nan quand même pas, si ?

J’balance une de mes chaussures contre la porte, normalement elle devrait cramer…

Zzzzip zzzzzip zzzzzip

Aucune odeur ,juste le bruit sourd de la chaussure, percutant le sol et ce zzzzzip infernale comme un moustique qui tomberait dans une lampe a bestioles.

C’est quoi ce bordel ? j’avance vers la porte, un doigt, rien la main, toujours rien, je pousse un peu, elle s’ouvre...

Eh ben mon vieux !

Sortis dans le couloir je cours a l’aveuglette perdue dans le noir, les mains qui suivent les murs ... soudain quelque chose viens perturber ma course

Eh meeeeerde

Fouille ! j’arpente les corps inerte, quelque chose, une arme quelconque, première règle en milieu hostile trouver une arme et trouver Trapp, paralisateur longue distance on a vu mieux mais ca fera l’affaire ! encore la lampe torche....

Au fond du couloir le crépitement d’une lampe a reflet bleuâtre.
J’y arrive presque quand la porte s’entrouvre, con, c’était pas dans le plan ca ! coller au mur j’attend ....tire dans la lampe !!! dans le noir on te verra pas ! trop tard sa bouge ...

Merde merde merde !!!!

L’effet de surprise va savoir ca marchera peut-etre

J’attrape le premier venu par son col, et je lui fout un coup de lumière jaune en plein dans la tronche
Derrière lui ca bouge encore, il est pas tout seul ?

Speaker !!!!
J'y arrive pas !
Viens m'aider !!!!


Quoi ??????????

D’un geste je fais valdinguer le gugusse dans le couloir et me précipite dans l’obscurité de la cellule, mon point jaune saute frénétiquement de visage en visage des femmes, des hommes, j’en sais rien !!!

Trapp….
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Speaker Trapp
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Jeu 4 Oct - 0:02

A peu assommé, à moitié dans le coltar, je réalise que je me fais engueuler de tous les cotés.
Pas cool, bande moules.

Djaya… putain, doucement les basses…

A ben voilà, manquait plus que ça, maintenant je me prends un faisceau lumineux dans les yeux, décollement de rétine assuré.

Le temps de me déboucher les oreilles, de faire reluire le relief de mes lunettes, et de rattraper un semblant d’esprit, et je la vois, devant moi, affolée, son regard qui brille sous la lumière des néons. Belle et impatiente, fragile en me voyant.

Maloucha…

Je tends le bras vers elle, je sais qu’elle saisira ma main et tirera de toutes ses forces pour me relever et m’accueillir dans ses bras.
Elle ne pleurera pas, pas devant les autres, pas devant moi, mais à l’intérieur. Là, c’est une autre histoire, ces larmes vont tremper le parquet de son cœur et si ses yeux ne mouillent pas ses joues, son cœur lui, va mouiller sous sa peau fragile malgré les coups bas de son passé.
Elle est comme ça Maloucha, et si je mettrais ma main à couper, qu’elle va me retourner la joue d’une gifle bien appliquée, parce que je lui ai fait peur, parce qu’elle s’est inquiétée de me voir dans cet état.

Ouais, elle est comme ça, Maloucha.

Ensuite… ensuite, elle va bondir dans mes bras et enrouler ses jambes autour de ma taille, et dans l’élan, j’attraperais ses cuisses pour la soutenir et…
Je balaye cette pensée de mon esprit, surtout du vôtre…

« Faut pas rester ici.
Toi, le garde.
Conduis-nous.
Vite ! »

Ma main se rive machinalement à celle de Maloucha, ma compagne enfin retrouvée, nos doigts s’emmêlent pour ne plus se décrocher, soudés, unis, inséparables.

« Tu en as mis du temps ! »

Mais au fond de ma cervelle, c’est d’autres mots que j’ai choisi de lui dire, des mots de toutes les couleurs, des mot couverts d’inquiétude de l’avoir perdu, des mots coiffés de larmes de la retrouver enfin, mais je ne lui dirais pas, pas encore, pas ici, pas devant ces inconnus. La survie avant tout, seule la survie compte.

Ces mots que je ne lui ai pas, dit, elle les lira dans mon regard, au détour d’un couloir.

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Djaya
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Jeu 4 Oct - 22:09

Eh ben voilà Mister Taule qui prend les rènes, ça promet.
Et c'est que ça ordonne en plus, c'est pas pour de rire, waow, j'en frémis. La classe, même pas un soupçon de regard pour tester la docilité, du grand art, c'est beau. Nettement plus gaillard depuis qu'une espèce de dingue lui a collé quelques poignées de watts en plein dans les mirettes.

Ceci dit, "Garde" puisque tel est son nom, a l'air lui aussi d'avoir retrouvé la pèche. Et une belle dose d'inconscience. Je retourne la lame dans ma main... Personne t'a jamais dit, Toto, qu'il faut pas armer une meurtrière ?
Le sourire, je ne peux pas le retenir. J'imagine que je tiens sur le fil de cette lame les couilles de la brute qui m'a jetée dans cette cellule... Ou de la brute qui l'a aidé. Ou de toute une longue série de brutes... Le sourire s'accentue. En vérité en vérité je vous le dis, cette lame mordra de la peau de couilles avant qu'il soit longtemps...

On dirait que ça bouge dans la pénombre, ces messieurs-dames se décideraient-ils à virer leurs mignonnes petites fesses de cette taule ignoble ? Oui ? Miracle... Ca commence à défiler sous l'éclairage de secours, ça s'écoule lentement, dans le désordre y'a le type qui pleurait comme un veau, une ou deux poufiasses, Trapp/Speaker/Mister Taule et son éclairagiste perso...


DING.

Lame métallique, sol métallique.
J'ai même pas entendu le bruit...

Le dos au mur, c'est dur et froid, mais c'est solide, au moins.


Ma...

Maman.
T'as menti.
Je te hais, tu m'as menti.
T'as dit que les fantômes ça n'existait pas.
Là j'ai vu un fantôme.
T'es morte, je t'ai vue dans la cuve de recyclage, je m'en souviens, j'oublierai jamais.
Alors t'as menti pour les fantômes.
Ou bien c'était pas toi.
Dans la cuve.
Ou dans la lumière.
Dans un sens comme dans l'autre, t'as menti.
Je vais te crever, salope.
Dès que j'arriverai à bouger, promis...
Dès que j'aurai cessé de trembler.
Des que le sol arrêtera de ruer.
Dès que...

Oh merde...

Le mur, dur et froid, le mur, pense au mur, le mur est solide, le mur te tient, le mur est ton seul ami, pense au mur, et tu ne tomberas pas... Froid et solide, vertical, lisse, le mur est ton point de repère...
Peu à peu ça va s'arrêter de tourner.
Bientôt.
Bientôt...
Le mur...
Il est stable, il est en acier, l'acier ne ment jamais.
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Weyden
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Ven 5 Oct - 19:46

Les lumières bleues qui clignotent.

Ca fait comme des étoiles, sauf qu'on n'a jamais vu des étoiles aussi froides, austères, glacées.

Les lumières bleues qui clignotent par dessous la porte de ma chambre, par dessus aussi, et que j'aperçois à travers la grille d'aération soudée à ma porte.

C'est joli, même si ça fait peur. C'est...réfrigérant. Dans d'autres circonstances, j'aurai pu apprécier, mais là...

J'essaye de remuer. J'ai mal. Mes bras et mes jambes sont encore tout engourdis par le feu liquide qui répand ses drogues dans mes veines, dans mon sang, dans ma vie.

Je pleure. Ce n'est ni la première fois, ni la dernière. Mes larmes qui s'écrasent sur le sol reflètent le bleu des lumières.

Ils n'ont pas le droit de me faire ça. Pas le droit de me séquestrer contre mon gré. Pas le droit de me faire croire que je suis folle, alors que je suis aussi saine d'esprit qu'eux. Mais eux après tout, ne sont-ils pas fous non plus ? Peut-être...En tout cas, leur petit plan fonctionne à merveille, je vais devenir folle, et bientôt encore, s'ils continuent, ces seringues, ce mépris, cette ignorance, je m'égosille, je me tue à le leur dire, que je ne suis pas folle, mais ils continuent, ils continuent, j'ignore ce qu'ils me veulent...J'ai déjà pensé que j'étais en prison, mais ça ne rime à rien...Pourquoi alors me faire croire que je suis en asile psychiatrique ? En me collant contre la porte, j'ai entendu, un soir, ou un matin, ou un après-midi , je ne sais plus, qu'ils parlaient de l"Institution". Ils parlaient d'ici. Drôle de nom pour un hôpital de fous, ça fait plutôt laboratoire...Je ne comprends pas.

La soudaine obscurité me tire de mes pensées moroses. Les lumières se sont éteintes, et un doux chuitement retentit près de ma porte. Je mets quelques instants à comprendre qu'on l'a ouverte. A cette heure-ci ?

Je m'approche, tout doucement, à quatre pattes, j'atteins la porte et contate qu'elle est...ouverte ! Oui ! Belle et bien ouverte ! La liberté ! Les réponses à toutes mes questions ! Sauvée ! Je suis sauvée !

Ces pensées m'assaillent comme une bulle d'espoir, et je me faufile dans l'interstice entre le chambranle et la porte capitonnée, il y a peu de place entre les deux mais qu'importe, je suis si maigre...

Je me redresse, et, tremblante, j'observe...



Un couloir. Long et blanc. A l'instant même où je suis sortie, la lumière s'est rallumée. Tremblante, j'avance...

__________________


Un coup sur la tête, acompagné d'un cri.
J'ouvre les yeux.
Un crétin s'est fichu en orbite autour de moi, et il gueule des paroles incompréhensibles...J'entends vaguement quelque chose comme " porte...sortie...besoin..." Assez de mots pour faire passer ce gugusse du statut d'idiot atrophié du cervelet à sauveur potentiel.

Une poignée de secondes et je suis sur les pieds? J'attrappe Monsieur sautillant par un bras.

- Il se passe quoi au juste ?
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Adramelech
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 7 Oct - 0:33

Bon. Ils sont même pas d’accord entre eux. L’un veut que je les aide, l’autre veut m’ouvrir. En hauteur, ou largeur, au choix. Mais vu comme c’est partit, tout compte fait, j’aimerai bien vivre un peu plus pour voir la suite.

Mais elle, avec sa crinière et sa lame...

J’arrive pas à détacher mon regard.

De la crainte. Voila tout. Je la crains.

J’ai côtoyé, et aie été de ces gens dangereux, sans remords, sans peurs, et je sais que sa main ne tremblera pas, ne faillira pas. Je sais que si elle le veut, je n’aurai qu’à ne pas me défendre afin de garder mes mains pour mieux retenir mes entrailles.

Mais son regard dur se voile. Imperceptiblement, certes, elle est forte, mais, sans savoir comment, je sens que quelque chose ne va pas. Elle oscille sensiblement, et par reflexe, mon bras se tend.

Erreur.

Dans le manuel du garde, un passage traite du reflexe, disant que face à certains terroristes fort dangereux, le reflexe vous sauve la vie.
Mais ce passage parle du reflexe de la matraque...

Une sorte de décharge me vrille le cerveau, la détresse.

Il y a bien plus de chance qu’elle refuse mon aide et me remercie d’un entaille qu’elle ne l’accepte. Et pourtant je ne peux contenir mon geste.

Trop bon, trop con.

Et chassez le naturel, il revient au galop.

Chose étonnante, et tout autant ironique toutefois, c’est que je regrette la perspective de cette mort si proche. Un désir de vie, de rédemption m’enveloppe.

Et moi, spectateur impuissant, attend sa réaction, probablement fulgurante. Au diable les prisonniers, sans énergie, nous n’irons pas bien loin.
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Djaya
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 7 Oct - 12:08

Le noir qui me papillonne devant les yeux, c'est pas possible, il faut que je me reprenne, il faut, c'est pas le moment, putain, mais pourquoi, pourquoi est-ce qu'il faut que ça arrive maintenant, le passé qui me saute à la gueule, les souvenirs, si vieux, déformés, et lumineux, les derniers moments de lumière, après c'était du noir, rien que du noir et du rouge, et les papillons noirs ce n'est que la fin de l'histoire, la fin de l'histoire, ils arrivent et me recouvrent avec leurs ailes poudreuses, et j'aurai plus qu'à dormir et rester là, plus rien à foutre de rien, plus mal de rien, la fin, et c'est un soulagement, presque, parce que là ça fait trop mal et j'en peux plus, il faut que ça s'arrête, je peux pas continuer...

Ca tourne et ça bascule, le mur froid s'est réchauffé contre mon dos, et il s'incline tout doucement pour me déposer par terre, je savais pas qu'un mur pouvait se montrer doux, mais il plie, pourtant, parce que je vois le sol qui se rapproche en ondulant.

Puis quelque chose qui surgit juste devant mes yeux.

C'est brusque, je sursaute et recule, et ma tête cogne l'acier.
Le coeur qui manque un battement, la vision éclaircie subitement, et là je vois qu'il s'est passé quelques secondes, à peine, ils sont juste trois pas plus loin, et là, ce truc devant moi qui a stabilisé l'espace, ce truc organique, suspendu dans l'air, ce truc qui ne devrait pas être là.

Ce truc qui n'a rien à faire là.
Ce truc qui n'a jamais été là, avant...

Une main, bordel de merde, une main tendue, et à l'autre bout du bras un homme, la gueule ravagée, du sang sur son T-shirt.
Une main tendue, vers moi, putain, j'y crois même pas.
Qu'est-ce qui te prend, Matraque Molle ?
On t'a pas averti qu'on tend pas une main à une bête tant qu'on sait pas si elle a la rage ?
T'as un oeil qui se ferme, mais dans l'autre, y'a un peu de peur qui brille.
Donc tu sais très bien ce que tu fais.
Et tu le fais quand même.
Et t'as raison d'avoir peur...
Parce que j'ai la rage.
Vraiment.

Mais je ne mordrai pas.
Pas cette fois...
Une main levée pour frapper, je l'aurais mordue.
Ou une de ces mains fureteuses et fébriles.
Mais ça, c'est trop rare.
Unique, à vrai dire.
C'était jamais arrivé avant.
Ca fait bizarre...

Une seconde pour laisser le monde redescendre à sa place.
Je ne prends pas ta main, c'est pas la peine, elle a fait son boulot, déjà.
Ce que je prends, c'est un cliché de ton oeil ouvert, avec la peur qui reflue.
Si j'avais dû frapper, ce serait déjà fait, et tu le sais...
Marrant ce qui passe dans un oeil en si peu de temps.
Curieuse de savoir ce qui passait dans les miens.
Sans doute une bonne dose d'incrédulité, de surprise.
Je sais pas...

On n'a pas que ça à foutre.
Je récupère la lame, je me décolle du mur.
Ca va nettement mieux maintenant.
Faut pas traîner dans le coin, vraiment, y'a quelque chose qui cloche et j'aime pas ça du tout.


Ca va, c'est bon.


Bourrue, la voix.
J'aime pas qu'on me voie en position de faiblesse.
Mais c'est une manière comme une autre de dire merci.
Vu que merci, j'en serais plus capable.


Faut qu'on dégage.
Grouille-toi, tu vas te faire secouer par le patron.


Coup de menton en direction de Trapp.
Et de sa bonne femme.
Dans l'ombre, maintenant, c'est difficile à dire, mais l'image est bien nette, imprimée dans mon cerveau.
Pour l'instant je me garde ça bien au chaud...
Mais tôt ou tard il va falloir prendre un moment pour ça.
J'ai une petite discussion à avoir avec cette charmante demoiselle.
Cette garce qui ose se promener avec le visage de ma mère.


Allez, on bouge.
Passe devant, trouve-nous un truc pour nous tirer d'ici.


Action.
Aussi indiqué parce que ça court-circuite la gamberge...
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Danahel
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 7 Oct - 14:30

Enervement général. Secousse. Neons qui se rallument.Le courant est revenu donc !
Je tente de me calmer, l'espoir est revenu... en faible quantitée mais tout de même !
"- Il se passe quoi au juste ?"

Ce signal penetre dans ma tête, je l'analyse et comprend la phrase.

Je ne trouve pas la force de répondre. Je retire mon bras de son emprise, et jéte un oeil vers le groupe de resistant qui se sont lancés dans les couloirs.
Je déglutit, puis murmure : " J'en sais pas grand chose, mais on devrait les suivres... ils ont l'air sûr de ce qu'ils vont faire..."
Je me prend la tête à pleine mains. Je n'arrive plus à penser calmement, mais il faudra tout de même le faire.
Je fais un mouvement brusque pour me libérer de l'emprise de l'ex prisonniére, et attrape son bras à mon tour, puis l'entraina à travers les couloirs, blanc et sinistres comme l'espoir ici...
Une toute petite chance... Il ont l'air de savoir ce qu'ils font...
Allez, courage
!
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Lun 8 Oct - 12:35

Trapp….
C'est vraiment lui….

Un saut de l'ange ou de vache, m'en fou temps qu'il me rattrape et il le fait a merveille

Ravale ton petit sourire, en coin mon cher, ne te fait pas avoir par cette entrée en scène oh combien romantique, je te hais et m'en vais de suite te montrer a quel point

Espèce de petite vermine ! tu pouvais t'en débarrassais sans problèmes du garde tout a l'heure, t'as vu sa tête ? un coup bien visée et il courserait voir sa maman ! si tu veux te libérer de moi c'est pas comme ca que tu y arriveras ! je te… je te… je te…. raaaaa tu vas me tuer un de ces jours ! un coup de godasse bien visé c'est tout ce que tu mérites !

Mes poings, resserrés, font des ravages sur ton torse
Je sais bien qu’ils te font pas mal, je sais même que tu dois être en train de sourir, je sais tout ca mais je continue, ca soulage tellement

Tranquillement, en train de me défouler pour toutes les peurs qu’il vient de me faire subir, je sent soudain une chose qui me chauffe les fesses, puis remonte sans scrupules. Oui c'est bien ca, il y a quelqu'un qui me matte et ca me plait pas, mais alors pas du tout

Un coup de tête et je scrute le noir a la recherche de ma prochaine victime

Beuh ! c'est pas parce que tu as la même couleur de cheveux que moi que tu peux t'en donner a cœur joie !

Ouais c'est ca vire toi de la, avant que je ne redescende au sol

Le regard de nouveau ancrée sur les lunettes a Trapp, je suis le reflet de la silhouette
rousse, étrange…

Une petite graine de sable qui fait foirer tout le mécanisme et ca grince et sa fait mal, comme un souvenir longtemps étouffé, pourtant…

Ca main qui s’emmêle a la mienne, reprise de conscience, faut sortir d’ici ca pue la trouille...

Passe devant, laisse moi les arrières, faut pas faire confiance, ils sont peut être dans la même galère que nous mais c’est pas une raison, faut pas faire confiance, faut pas nous faire confiance…
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Djaya
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Sam 13 Oct - 18:07

Choc.

Violent.

Puis le bruit, horrible, des tôles qui se déchirent.
Le hurlement, les moteurs qui s'enflamment, les vibrations dans les membrures ployées jusqu'à la rupture par la gravité, par la pression, par le frottement, la brûlure de l'air, et la coque qui flambe, étoile filante dans un ciel couleur abysse.

Le sifflement, dix mille serpents d'air qui s'échappent par les structures arrachées, qui s'enfuient vers l'extérieur, l'extérieur n'est plus vide, mais il aspire l'air précieux, il aspire les débris, les objets, les meubles et les corps, les corps qui volent, démembrés, dispersés, pluie de cadavres demain sur la terre qu'on devine, loin en bas, très loin, dans la pénombre.

Et le message qui se dévide dans le vide, AVARIE, EVACUATION, AVARIE, EVACUATION, AVARIE...
Les capsules qui se détachent, quelques survivants, et elles explosent, broyées par les flammes, survivants tués par l'ignorance, ces capsules résistent au froid et au vide de l'espace, mais pas à ça...
Le vaisseau perfore l'air, vrille incandescente, et il sème derrière lui une traînée de métal tordu, fondu... Lui non plus, il n'aurait jamais dû connaître une atmosphère. Et il en meurt...

Le sol, loin, de moins en moins loin.
Le sol, tout proche.
Le sol.

Choc, à nouveau, à peine plus violent.
Et le vaisseau s'éventre et se disloque, pluie de rochers et d'acier fondus, mèlés, arbres qui volent et retombent en flammes.
Et le vaisseau s'arrête, épave à moitié enfouie.
Cathédrale tordue, façonnée par le feu et l'air.
Cimetière échoué, fracassé.
En son coeur, un reste de vie.
Quelques hommes et femmes.
Prisonniers dans un secteur isolé, écarté, préservé.
Le secteur de quarantaine.
Intact.

L'incendie fait rage dans la forêt. Mais les orages sont fréquents, sur Alidhan, et violents.
La pluie, à seaux, tue les flammes.
L'eau froide grésille sur la tôle, bouillonne...
Puis le grésillement cesse, maté par l'eau.
La pluie frappe la coque dévastée.
On n'entend plus aucun autre bruit.
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Jessienigma
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 14 Oct - 2:00

~J'en ai marre de ce rafiot pourri qui pue à des kilomètres à la ronde son carburant. saleté de pollution de merde !
Même en vous débarassant de moi, vous le faites comme des cons !
Tiens, j'aurais encore préféré une bonne vieille pendaison à la barbare ! Au moins j'aurais gardé ma dignité !

Quoique ...

Si on vide bel et bien ses tripes en crevant, c'est pas forcément gagné !

Mais au moins, j'aurai servi d'engrais !

A la place de quoi, jvais crever au milieu de la tîle froissée et des boulons ! Jpouvais pas rêver mieux ! Quarantaine ... j'ai l'air d'avoir besoin de ça ptet ?

Poussière tu redeviendras poussière ! Jt'en foutrai moi avec tes conneries !~



*Soudain un choc violent, je me cogne la tête contre cette tôle de merde ! Elle se plie, se froisse, la porte de ma cellule s'ouvre dans un boucan infernal.

D'un bond je me lève et pars immédiatement vers cette porte ... peut-être puis-je encore trouver un lieu plus radieux...*


~Ca peut être pire nulle part que ce trou à rat merdique sans eau et sans bouffe toute façon !~



*J'entends des bruits étrange ... on dirait de l'eau ... Je crois me tromper, il n'y a pas d'eau dans l'espace... J'avance dans le couloir ! Y doit bien y avoir des gens pour maitriser nos saletés de bourreaux !*

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Weyden
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Lun 15 Oct - 18:11

Le rugissement de milliers de kilomètres d'univers qui s'évertue à pousser sur cette foutue carcasse d'acier trempé et de divers métaux horriblement lourds et solides qui semblent pourtant être si infimes dans cette infinité de points lumineux et de néant noir...Je hurle.

Et la terre qui se rapproche, qui se rapproche, je le vois car la capsule a fait une embardée terrifiante, je bascule, cul par-dessus tête, mon crâne heurte un coin métallique, je sens du froid sur mon visage, un souffle infime dépourvu d'air, un minuscule trou dans lequel le vent glacial s'engouffre et déverse son poison sur mon oeil, collé à la paroi d'acier et de clous...et dans ce trou, je vois le sol, le sol qui nous atitre comme un aimant, le sol sur lequel on va se fracasser, tous, le sol de notre mort, on n'aura même pas eu le temps de voir à quoi il ressemble, c'est dommage, j'aurai bien aimé voir la lumière du jour avant de mourir...Dommage...Il faut reboucher ce trou...Rassemblant quelques forces, toujours haletant, un cri m'échappant à chaque secousse, à chaque embardée, je déchire un bout de mon tee-shirt et en fait une boulette dont je rebouche l'orifice minuscule...Mais la boulette est aussitôt aspirée vers l'extérieur. Je hurle.

Je hurle à la mort comme si cela pouvait me sauver, comme si hurler avait le pouvoir de préserver cette cabine, faites qu'elle n'explose pas, je vous en prie, faites qu'elle n'explose pas, par pitié...Une litanie de suppliques et de prières espèrées du bout de l'esprit, presque timidement, comme si penser survivre devenait risible, traverse mon cerveau embrumé et engourdi par le choc avec le coin métallique de la capsule...J'essaye de les marmonner, de les faire sortir, oh et puis non, c'est trop dur...Alors je les scande dans mon esprit, échafaude d'improbables plans, je ne veux pas mourir, je vous en prie, faites que la terre en dessous soit recouverte d'eau, que la capsule nous éjecte quelques mètres au-dessus de la flotte, s'il vous plaît, faîtes que ce ne soit pas trop profond et qu'on puisse nager jusqu'à la berge, s'il vous plaît, je vous en prie, j'veux pas crever...j'peux pas crever...pas après avoir tant de fois défié la mort...pas mourir...pas...

Et pendant tout ce temps je hurle toujours. Mon cri va crescendo alors que le métal de plafond fond, et dégouline en loques visqueuses sur moi, sur nous, je roule comme je peux pour les éviter, pour ne pas qu'elles m'engluent, si ça continue comme ça, il y aura une brèche dans le plafond, une brèche qui nous aspirera nous...

Et puis je me tais. Je voudrai continuer à hurler mais un liquide poisseux qui coule sur mes lèvres m'en empêche. Je reconnais l'odeur âcre du sang. La fatigue m'écrase. La fatigue m'emporte, comme une écharpe d'air qui fuit à travers le trou que je n'ai pas pu reboucher. Un autre choc horriblement violent a raison de ma consicence. Trou noir.


J'ouvre les yeux.
Le ciel est couleur gris perle, des trombes d'eau s'en déversent, mouille mon visage sur lequel je sens toujours du sang couler.
Je respire plusieurs fois, profondément. Reprend le contrôle de moi-même.
J'écoute. J'écoute le silence. Le calme après la tempête. J'écoute le cliquetis de la pluie sur les tôles malmenées. Une ombre de sourire béat survit sur mes lèvres. Je me sens vide, et épuisée. Vide, mais pas terrifiée.

Seule la pluie me murmure que je ne suis pas morte...
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Danahel
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 28 Oct - 16:01

Ce qui me réveille, c'est le gresillement de l'eau sur le vaisseaux, gissant éventré.
L'eau qui dégouline sur mon visage me mouille le visage, les cheveux, et me rentre dans les yeux que je garde grand ouvert, étonné d'avoir survécu. Ma mort ne sera pas aujour'dhui. Pas encore.
Je me reléve malgrés mes membres endolories, et autour du vaisseau, tout le monde se reléve, se remet de ses émotions. L'état de choc est encore homniprésent, malgrés la satisfaction générale de notre survie.
Où sommes nous atterit ? Si nous avons survécu au crash, c'est pas pour se faire bouffer par une tribu anthropophage, enfin j'espere !
Je prie pour que la planete ou nous avons atterit ne sois pas propriété de l'empire !
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Lun 29 Oct - 22:12

Mal...

Mal.

Jamais eu aussi mal.

La tête, l'épaule, les côtes, les jambes, et ce putain de poignet.
Horriblement mal.

Plus de bruit.
Horribles bruits, déchirures de métal, et les cris, tous ces cris.
Et puis plus rien, le choc, le noir, plus rien, quel soulagement.
Mais c'est fini le soulagement.
Je crève de mal.
Surtout la tête.

Geignements, froissements.
Ca bouge.
Et ce tambourinement bizarre.
Ouvrir les yeux...
La lumière est grise, faible.
Je ne comprends pas cette lumière, qu'est-ce qui fait une lumière comme ça ?
Et puis l'air.
L'air qui me fait tourner la tête...
Vertige.
Vertige alors que je suis en tas, en vrac dans un coin.
N'importe quoi.

Me lever et ...

Cri.
Mal, beaucoup trop mal.
L'épaule, c'est impossible d'avoir aussi mal, mon épaule, oh bordel de merde, je crois bien que je vais gerber.
Respirer, vite, halètement, ça va se calmer, sûrement, si je ne bouge pas, ça va se calmer.
Tourner la tête, et oui, par la tunique déchirée, je la vois, mon épaule, dix centimètres trop bas. Déboîtée. Putain de bordel de merde...

Me lever et...
Non.
Impossible.
Les papillons noirs, tout de suite, impossible de me lever.
Sortir d'ici, je veux sortir, merde, aidez-moi, ça fait trop mal...

Respire.
Pas trop profond, juste assez, respire, et dis-le.
C'est ça ou rester là et crever.


Est-ce que...

Putain de bordel de merde...

Est-ce que quelqu'un sait remettre une épaule en place ?

La voix qui file dans l'aigü.
T'es nulle, vraiment nulle.
Même ça t'y arrives pas.
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Adramelech
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Jeu 1 Nov - 19:08

Dans de très anciennes légendes, ou je ne sais comment on les nommait jadis, l’on dit que dans le ciel se trouve le paradis, monde de merveilles et de paix, d’amour, de sérénité, et que l’enfer, l’opposé de ce monde se trouve dans les entrailles de la terre.

Croyances naïves et innocentes qui redonnaient force au peuple. La conquête de l’espace a mit un terme définitif à ces aberrations. Mais s’il est un enfer, je pense que tout ceci s’y apparente étroitement.

Le sifflement des capsules de décompression, leurs explosions, puis le hurlement strident du métal qui se déchire.

Ô force incroyable, puissance infinie, pourquoi joue-tu de nous comme de marionnettes insensibles ?

Triste impuissance qui nous conduit à la mort sans n’être plus qu’un spectateur.

Et pourtant...

Et pourtant, après que la chaleur eut atteint son summum avant de redescendre suffisamment vite, après un choc si puissant que notre...ma ?...survie ne tient que du miracle.

Je me redresse, étonné au possible de n’avoir aucune fracture et scrute la pièce dans laquelle je me trouve. D’autres se relèvent, le regard interrogateur. Je ne sais que faire, aller vers eux, les aider, ou rester à ma place. Je ne peux oublier les coups que je leur ai portés.

La rouquine qui me faisait face se relève à son tour, son bras faisant un angle improbable avec le reste de son corps, son épaule dans une forme écœurante. A peine demande-t-elle de l’aide que sans prévenir, bien que, avec cette personne, le risque soit élevé, je place prestement ma main droite sous son coude et l’autre sur son épaule, puis remonte d’un coup sec son bras, dans un craquement sonore abominable.

Et je me recule, dans l’expectative d’un coup puissant et mal placé...
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Djaya
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MessageSujet: Re: Rp c'est parti !   Dim 4 Nov - 22:16

Trois secondes, même pas.

Un contact, j'ai pas le temps de lever les yeux pour voir qui vient d'approcher que mon épaule explose.

Hurlement.

Puis du noir pendant quelques secondes sans doute.
Le son de ma respiration, rauque, douloureuse.

Je rouvre les yeux.
Ah.
Oui, bien sûr.
Lui.
Qui d'autre.

J'appuie la tête contre la cloison, en sueur, à bout de souffle.
Chaque fois que j'inspire je prends un coup de poignard dans le poumon.
Je tiens mon poignet de ma main valide.


Su... super, merci...

Quand ça cesse de tourner, je me lève en grimaçant.
Un mouvement trop vif, un petit cri, encore.
Putain mais c'est pas possible, j'y arriverai jamais...
Une écharpe.Il me faut une écharpe.
Ca bouge trop.
Mais j'ai rien...

Tant pis.
Y'a un type, là, à l'angle que fait sa tête avec le reste de son corps, il a sûrement plus besoin de cette ceinture...
Je m'accroupis tant bien que mal, à ras de l'évanouissement.
Je lui déboucle la lanière, me l'enroule autour de cou.
Plus qu'à refermer l'agrafe.

Plus qu'à...
Allez...
Putain !

Je crois que je vais pleurer de rage.

En levant la tête, excédée et dégoûtée, je croise les yeux circonspects du garde. Ex-garde. Je sais pas son nom. Faudra que je lui demande.
Quelle drôle d'idée, ça...

Je le regarde avec ma boucle rebelle dans la main, le poignet de mon bras amoché calé entre la poitrine et l'avant-bras.
Va falloir que je demande à l'aide, encore ?
Oh meeeerde...
Allez, s'il te plaît, comprends sans que je le dise, c'est assez humiliant, déjà...

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Rp c'est parti !
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